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Les causes et conséquences du réchauffement climatique

Qu’est-ce que le réchauffement climatique ? 

La définition : « Le réchauffement climatique est un phénomène global de transformation du climat caractérisé par une augmentation générale des températures moyennes qui modifie durablement les équilibres météorologiques et les écosystèmes. »

Si ce phénomène est naturel, c’est l’ampleur le problème. Lorsque la terre est éclairée par le soleil, sa surface reçoit les rayons mais réémet une partie du rayonnement qu’elle a reçu. Les gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone, le méthane ou le protoxyde d’azote retiennent une partie de ce rayonnement infrarouge, ce qui contribue à réchauffer la terre. C’est justement cette mécanique que l’homme a déréglé avec la combustion du pétrole et du gaz, la déforestation et l’agriculture intensive.

Quelle est le rôle de l’homme ? 

Le premier à supposer que l’homme a un impact sur les gaz à effet de serre est le scientifique Jacques Fourier en 1824. Mais la première expérience de validation et de quantification précise de l’effet de serre est faite par le scientifique Svante Arrhenius à la fin du XIXe siècle.

Depuis la révolution industrielle, les activités humaines émettent de grandes quantités de gaz à effet de serre, principalement du dioxyde de carbone et du méthane. Ces gaz s’accumulent dans l’atmosphère et atteignent désormais des niveaux records. Pour le CO², par exemple, la concentration est passé de 270 parties par million à la fin du XIXe siècle à plus 400 parties par million aujourd’hui. C’est la concentration la plus forte depuis 800 000 ans au moins.

En conséquence, l’effet de serre s’intensifie. Le surplus d’énergie introduit par l’homme dans la machine climatique est estimé à 3 petites bombes atomiques explosant chaque seconde. Les conséquences sont dramatiques.

Une hausse des températures

Aujourd’hui, la température moyenne terrestre a déjà augmenté de 0,8 degrés depuis la fin du XIXe siècle et les épisodes caniculaires sont plus fréquents. Les températures extrêmes qui ne touchaient que 1 % de la surface continentale terrestre atteignent maintenant plus de 10 %.

En admettant que la concentration de CO² double d’ici 2100, la terre verra sa température moyenne grimper encore, dans une fourchette comprise entre 1,5 degrés et 4,5 degrés supplémentaires.

Une hausse du niveau de la mer

Le deuxième impact est une hausse du niveau des mers sur tous les continents à cause de la fonte des glaciers d’altitude, ainsi que la disparition des grandes calottes polaires du Groenland et de l’Antarctique. Cette glace qui fond dans l’océan contribue à élever le niveau de la mer. Ainsi, la banquise arctique a vu sa superficie baisser d’environ 30 % depuis les années 80.

Cette fonte va s’accroître au fur et à mesure de la poursuite des émissions. Le niveau de l’eau a déjà monté d’une vingtaine de centimètres en un siècle avec une moyenne de + 3,3mm/an. Dans le pire des scénarios, les océans pourraient s’élever d’un mètre d’ici 2100. Les petits États insulaires du Pacifique ou de l’océan Indien comme les Maldives seront les premiers à disparaître. 

Une perturbation des précipitations 

En plus d’une montée des eaux du fait de la fonte des glaciers, les États seront touchés par de fortes précipitations dans les latitudes moyennes et au niveau de l’hémisphère nord.

Alors que les scientifiques s’attendent à davantage de sécheresse en Californie ou dans le bassin méditerranéen, ils prévoient des sécheresses plus longues et plus fréquentes dans les zones déjà arides, ainsi qu’une réduction du débit des fleuve. Le problème, c’est que les centrales thermiques et nucléaires sont justement refroidies par les cours d’eau, et que ce phénomène pourrait avoir des répercussions importantes sur la production d’électricité. 

Acidification des océans 

Enfin, l’un des effets les plus méconnus et l’un des plus inquiétants du changement climatique en cours est l’acidification des océans. Le CO² excédentaire se dissout en effet dans les eaux de surface et les rend plus acides. La rapidité de la survenue de ce phénomène est inédite depuis 300 millions d’années et les scientifiques ignorent les effets que cela produira d’ici quelques décennies.

Les coquillages et certaines plantes qui constituent le socle de la chaîne alimentaire pourraient ne pas pouvoir s’adapter. Leur disparition aurait alors un impact direct sur l’ensemble des espèces, l’Homme y compris.

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