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Le monde d’après peut-il être écologique ?

Enfin, après 2 mois de confinement, on peut reprendre certaines activités comme avant. Mais justement, est ce que tout sera comme avant, notament sur notre engagement écologique ? Peut-on imaginer un monde moins axé sur la croissance mais plus sur l’action écologique ?

Comme le dit notre président : “le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant”. Beaucoup de personnes insistent durant la crise pour nous inciter à changer et à nous diriger vers un système plus vertueux. Mais est-ce tout simplement possible ?

 

L’avant

Rappelez-vous, c’était il y a seulement deux mois, notre vie métro- boulot- dodo avait un impact sur l’environnement. Avec les COP qui s’enchaînaient sans arriver à trouver de solution, mais avec toujours cet objectif de +2 degrés maximum à tenir. Déjà, et depuis un moment, les écologistes étaient vent debout pour nous demander de changer et de devenir plus responsables vis-à-vis de notre planète bleue.

On a tous aujourd’hui une conscience écologique, mais malgré certains remords confus et cachés, on continuait à voyager aux quatre coins de la planète et on visitait encore des monuments assaillis de touristes (+ 6 % de touristes, soit 1,4 milliards de touristes chaque année). On continuait à acheter des vêtements et autres gadgets électroniques produits dans des conditions dont on ne veut pas entendre parler.

Ces propos sont toutefois à nuancer car une part de plus en plus grande de la population est devenue actrice de la transition écologique et a adopté un mode de vie plus en accord avec la nature. Cet « avant » qui date de deux mois, on souhaite l’oublier et aller de l’avant.

 

Le pendant

Après deux semaines de confinement, l’empreinte carbone des français à baissé de 62%. L’arrêt brutal du tourisme, de presque toutes les industries et des transports ont eu un impact énorme sur la Terre. Le confinement de près de trois milliards de personnes a clairement démontré l‘empreinte humaine sur la nature.

Le retour des animaux dans les villes vides et la disparition de la pollution dans les grandes villes nous permet de remettre notre mode de vie en cause. Pour la première fois depuis 30 ans, l’Himalaya, caché à cause des nuages dus à la pollution, est désormais visible à plus de 200 km. Mais cela n’a pas empêché une expédition d’installer une antenne 5G au sommet (pour de meilleurs lives insta ? 😥

Pendant le confinement, les français ont également pu reprendre goût à cuisiner des produits frais, de saison et surtout locaux. De plus, nombreux sont ceux à profiter du temps libre pour se renseigner sur la manière dont ils pourront réduire notre impact écologique et à le pratiquer. Le confinement a permis de se poser de nombreuses questions sur notre système et son impact.

 

L’après

68 % des Français se disent prêt à adopter un comportement plus éco-responsable au sortir du confinement, tandis que 77 % de la population considère que la pandémie est le moment propice pour adopter une politique ambitieuse de transition écologique. Le gouvernement se dit prêt et souhaite enclencher une nouvelle dynamique sur le sujet. Tout prête à croire que l’après sera écologique et que l’on arrivera enfin à atteindre nos objectifs.

Le New Deal écologique

Le Green New Deal est le nom donné au projet européen d’un vaste plan d’investissement dans les énergies décarbonées visant à stopper le réchauffement climatique, tout en promouvant la justice sociale. Les objectifs du Green New Deal sont : énergies propres, industrie, mobilité durable et surtout, neutralité carbone en 2050. Ce pacte, financé à hauteur de 1000 milliards d’euros, est remis en cause avec le coronavirus. En effet, les décisions des gouvernements se tournent davantage vers une reprise économique forte que vers un futur plus vert.

Une reprise économique à marche forcée

L’écologie n’est pas vitale pour l’économie à court terme. C’est bien le problème ! Le nombre de chômeurs a explosé dans tous les pays et les entreprises commencent à faire faillite. Cette crise, qui n’est pas liée à un contexte économique mais sanitaire, aura des conséquences graves sur la vie de millions de personnes. Sauf que la reprise des industries n’est pas en accord avec les règles écologiques. Le Canada a déjà annoncé un plan de relance de son industrie pétrolière et gazière. La Chine envisage déjà, quant à elle, la construction de centaines de nouvelles centrales à charbon pour relancer la machine industrielle.

Des mesures à prendre pour changer

Ces mesures proviennent d’une pétition signées par 15 associations pour futur pour écologique et social :L’arrêt immédiat des activités non indispensables pour faire face à l’épidémie.Les réquisitions des établissements médicaux privés et des entreprises afin de produire dans l’urgence masques, respirateurs et tout le matériel nécessaire pour sauver des vies.La suspension immédiate des versements de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG.

Le ciblage des 750 milliards d’euros injectés par la Banque Centrale Européenne (BCE) uniquement vers les besoins sociaux et écologiques des populations.Un plan de développement de tous les services publics, en France et dans le monde.Une fiscalité bien plus juste et redistributive, un impôt sur les grandes fortunes, une taxe sur les transactions financières renforcée et une véritable lutte contre l’évasion fiscale.

Un plan de réorientation et de relocalisation solidaire de l’agriculture, de l’industrie et des services, pour les rendre plus justes socialement, et pour qu’elles soient en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations et de répondre à la crise écologique.

Un monde plus vert est possible, mais les images de la nature reprenant son souffle suffiront-elles à nous engager suffisamment pour que l’après ne soit définitivement plus jamais comme avant ?

 

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